Signes révélateurs de la fièvre chez un chien rottweiler

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Le rottweiler, avec sa carrure imposante et son tempérament loyal, cache souvent sa douleur et son malaise derrière une apparente solidité. Quand la fièvre s’installe, les signes peuvent sembler discrets au début : une légère léthargie, une curiosité en berne, une perte d’appétit qui surprend chez ce grand gourmand. Pourtant, derrière ces détails, la température corporelle s’élève, témoignant d’une infection, d’une inflammation ou parfois d’un début de coup de chaleur passé inaperçu. Face à un chien aussi puissant et sensible qu’un rottweiler, chaque changement de comportement mérite d’être lu comme un message silencieux que son organisme envoie.

Reconnaître une fièvre chez ce compagnon n’a rien d’évident, d’autant que le mythe de la truffe sèche trompe encore de nombreux propriétaires. Observer la démarche, le regard, la fréquence respiratoire, la manière de se coucher ou de refuser le jeu devient un véritable art de lecture du corps canin. Entre les tremblements qui ressemblent à des frissons, la respiration plus rapide et la chaleur diffuse au toucher, l’enjeu est de repérer assez tôt ce qui relève d’un simple passage à vide et ce qui impose une consultation chez le vétérinaire. Car chez le rottweiler, tout va vite : l’amour, l’attachement… et parfois l’aggravation des symptômes si rien n’est fait.

En bref : repérer la fièvre chez un rottweiler

  • 🔥 La fièvre chez le chien rottweiler n’est pas une maladie mais un signal d’alerte : infection, inflammation, intoxication ou coup de chaleur.
  • 🌡 La seule mesure fiable de la température corporelle passe par le thermomètre rectal, pas par la truffe ou les oreilles.
  • 😴 Les signes fréquents sont : léthargie, perte d’appétit, retrait social, frissons, respiration accélérée et muqueuses très rouges.
  • 🚑 Une visite chez le vétérinaire devient urgente si la température dépasse 40 °C, si le chien vomit, tremble fort, a des diarrhées sanglantes ou semble désorienté.
  • 🛡 Vaccins, lutte contre les tiques, gestion des chaleurs chez la femelle et prévention du coup de chaleur réduisent nettement le risque de fièvre grave.
  • 🤝 Observer chaque détail du quotidien de son rottweiler permet de repérer rapidement une anomalie et de réagir avant les complications.

Comprendre la fièvre chez le rottweiler : mécanisme, température corporelle et particularités de la race

Chez le rottweiler, la fièvre n’est jamais un simple chiffre affiché sur un thermomètre. C’est le reflet d’un combat intérieur que son organisme mène contre une agression : virus, bactéries, toxines, inflammation profonde. Comme chez tous les mammifères, son corps dispose d’un véritable thermostat interne, niché dans l’hypothalamus, qui ajuste en permanence la température corporelle pour qu’elle reste dans une zone de confort biologique.

Chez le chien adulte, cette température se situe en général entre 38 et 39,2 °C. Chez un rottweiler en bonne santé, massif mais athlétique, on se situe le plus souvent autour de 38,5–39 °C au repos. On parle de fièvre lorsque la température dépasse 39,5 °C, et de fièvre élevée au-delà de 40 °C. À partir de 41 °C, les risques de lésions d’organes augmentent sérieusement, en particulier pour le foie, le cerveau et les reins. À l’opposé, une hypothermie en dessous de 37,5 °C traduit aussi une détresse sévère.

Quand une infection ou une inflammation est détectée, l’organisme produit des substances appelées pyrogènes. Celles-ci modifient le point de consigne du thermostat hypothalamique : soudain, 38,5 °C n’est plus suffisant, le corps décide qu’il doit chauffer davantage pour mieux se défendre. C’est à ce moment que surviennent les frissons : de petites contractions musculaires rapides qui génèrent de la chaleur. Le rottweiler peut alors trembler comme s’il avait froid, alors qu’en réalité son corps augmente volontairement sa température pour affaiblir les agents pathogènes.

Avec sa masse musculaire importante et son poil dense, ce chien retient très bien la chaleur. C’est un atout… sauf lorsque la température s’élève trop. Une infection, combinée à un environnement chaud ou à un exercice intense, peut faire se rejoindre fièvre et coup de chaleur, situation redoutable. Ce mélange rend la lecture des symptômes plus délicate : halètements, agitation, léthargie ou refus de bouger peuvent appartenir aux deux tableaux.

Pour bien suivre l’évolution de la santé d’un rottweiler, certains maîtres choisissent de noter les températures obtenues lors de visites de routine chez le vétérinaire. Cette référence personnalisée aide à discerner une légère variation liée au stress d’un véritable épisode fébrile. Les chiots, eux, affichent souvent une température un peu plus haute (jusqu’à 39,5 °C), liée à un métabolisme plus rapide et à une thermorégulation immature. Les informations sur le comportement normal du chiot, son sommeil et ses besoins se trouvent par exemple dans des ressources dédiées comme ce guide sur le sommeil d’un chiot rottweiler de 3 mois 🐾.

En arrière-plan, la génétique et la morphologie modulent aussi la réponse à la fièvre. Certaines lignées présentent une sensibilité particulière aux inflammations articulaires ou cutanées. D’autres supportent mal les fortes températures estivales, ce qui peut accentuer la montée thermique. Comprendre ce terrain, c’est déjà apprendre à lire la fièvre non comme une fatalité, mais comme un indicateur fin de la santé globale du rottweiler.

Observer et interpréter correctement la température corporelle de ce chien revient donc à écouter le langage discret de son corps, avant même que les symptômes visibles ne deviennent trop bruyants.

Différencier fièvre, coup de chaleur et simple chaleur ambiante chez le rottweiler

Beaucoup de propriétaires confondent fièvre et hyperthermie liée à un coup de chaleur. Les deux situations se traduisent par une température corporelle trop élevée, mais leur origine n’a rien à voir. La fièvre vient de l’intérieur, pilotée par l’hypothalamus, alors que le coup de chaleur provient d’une incapacité à évacuer la chaleur externe ou produite par un effort intense. Chez le rottweiler, cette nuance est vitale.

Un chien laissé dans une voiture en plein été, ou qui court longtemps au soleil, peut atteindre plus de 41 °C sans infection sous-jacente. Il halète, salive, chancelle, parfois s’effondre. Cette hyperthermie ne répond pas aux mêmes traitements qu’une fièvre infectieuse. On doit refroidir progressivement l’animal (eau fraîche mais non glacée, serviettes humides sur le ventre, consultation en urgence) tout en surveillant les complications. À l’inverse, un rottweiler fiévreux au calme, sans exposition excessive à la chaleur, aura souvent un regard plus voilé, une léthargie marquée et des frissons, avec ou sans perte d’appétit.

Pour aider à y voir clair, un tableau récapitulatif devient un allié précieux :

Situation 🔍Origine probable 🧬Signes typiques chez le rottweiler 🐶Réaction recommandée ⚠️
Fièvre « classique »Infection, inflammation, maladie interneLéthargie, perte d’appétit, frissons, muqueuses rouges 😊Mesure de la température, appel au vétérinaire, surveillance rapprochée
Coup de chaleurChaleur externe, effort, mauvaise ventilationHalètements intenses 😰, langue très rouge, détresse aiguëRefroidissement progressif, urgence vétérinaire immédiate
Chaleur modérée / fatigueActivité normale, météo douceLégère fatigue, mais appétit et comportement préservés 🙂Repos, hydratation, observation sans alarme immédiate

Cette lecture différenciée permet de ne pas paniquer pour un simple coup de fatigue… tout en réagissant vite quand la fièvre signale un réel danger pour ce colosse au cœur tendre.

Signes révélateurs de la fièvre chez un chien rottweiler : comportements, frissons et détails à ne pas négliger

Lorsqu’un rottweiler commence à développer une fièvre, son corps et son comportement se transforment par petites touches. Vu de l’extérieur, rien de spectaculaire : pas de cris, pas de gestes théâtraux, seulement une série de micro-changements qu’un œil attentif saura relier entre eux. C’est cette capacité d’observation qui transforme un simple gardien de chien en véritable protecteur de sa santé.

La léthargie est souvent l’un des premiers signes. Ce chien naturellement volontaire, qui aime participer à la vie de la maison, reste couché plus longtemps, répond moins vite à son nom, rechigne à se lever pour la promenade. Son regard semble un peu plus lourd, comme si le monde l’intéressait moins. À ce marasme s’ajoute fréquemment une perte d’appétit : la gamelle reste entamée, le rottweiler renifle sa nourriture sans conviction, voire s’éloigne.

Les frissons constituent un indicateur particulièrement parlant. Même dans une pièce confortablement chauffée, le chien se met à trembler finement, par vagues. Ces secousses ne sont pas celles de la peur, ni celles provoquées par un froid réel, mais le résultat du travail musculaire interne qui tente d’augmenter encore la température corporelle. Certains chiens claquent même des dents ou recherchent compulsivement la proximité d’une couverture.

La respiration change, elle aussi. Un rottweiler fiévreux respire plus vite, parfois plus superficiellement. Ce halètement n’a pas l’intensité spectaculaire d’un coup de chaleur, mais il rompt le rythme habituel du chien au repos. En observant son thorax, on note une fréquence augmentée, surtout si l’on connaît déjà le rythme normal de son compagnon.

Au plan visuel, les muqueuses (gencives, intérieur des paupières) peuvent virer au rouge vif, presque carmin. Ce phénomène s’explique par la vasodilatation et l’augmentation du flux sanguin en réaction à l’inflammation. Le nez, lui, peut paraître plus chaud et plus sec, mais ce signe isolé reste trop trompeur pour servir de critère fiable.

Liste des signes fréquents de fièvre chez le rottweiler 📝

Pour aider à mémoriser ces indices, une liste claire fait gagner un temps précieux lorsque l’on doute devant un changement de comportement :

  • 😴 Léthargie inhabituelle : chien plus calme, moins joueur, se levant difficilement.
  • 🥣 Perte d’appétit : refus total ou partiel de la ration, même des friandises préférées.
  • ❄️ Frissons et tremblements : comme s’il avait froid, alors que la pièce est tempérée.
  • 😮‍💨 Respiration plus rapide : halètements au repos, sans exercice préalable.
  • 👅 Gencives très rouges : coloration accentuée, parfois avec une légère sécheresse.
  • 🤢 Vomissements ou diarrhée : surtout si associés à la fièvre, signal d’alerte supplémentaire.
  • 💧 Déshydratation : peau moins souple, yeux un peu enfoncés, langue sèche.

Chez un rottweiler bien connu de sa famille, ces signaux détonnent rapidement. Par exemple, un mâle habituellement glouton qui tourne le dos à sa gamelle de croquettes riches en viande envoie un message fort. De même, une femelle sportive qui, soudain, coupe court à la balade pour rentrer se coucher mérite une prise de température corporelle systématique.

Les épisodes de fièvre peuvent aussi se manifester juste après certaines situations prévisibles, comme une vaccination. Une ressource comme ce guide de la vaccination du rottweiler rappelle d’ailleurs que de petites réactions fébriles dans les 24 heures qui suivent une injection restent possibles. L’enjeu consiste alors à distinguer ces réactions modérées d’un état général qui se détériore réellement.

Une fois ces signaux bien intégrés, le maître peut jouer un rôle décisif : détecter, noter, et apporter au vétérinaire un récit précis de ce qu’il a observé, véritable fil d’Ariane pour comprendre l’origine de la fièvre.

Mesurer la température corporelle d’un rottweiler : méthode fiable, astuces et erreurs à éviter

Face à un rottweiler qui tremble, refuse de manger ou semble au ralenti, la question surgit vite : a-t-il vraiment de la fièvre ou s’agit-il d’une simple fatigue passagère ? La seule réponse fiable passe par la mesure de la température corporelle, idéalement avec un thermomètre rectal digital souple. Toucher les oreilles, la truffe ou le ventre ne permet jamais de conclure sérieusement.

Le principe reste simple : on cherche à prendre une mesure au repos, dans un environnement calme, loin des jeux, du soleil ou de l’agitation. Le rottweiler est installé debout ou couché sur le côté, selon ce qu’il tolère le mieux. Une personne peut le tenir en le rassurant, pendant qu’une autre se charge de la prise de température.

Le thermomètre, préalablement lubrifié avec un gel neutre ou un peu de vaseline, est introduit délicatement dans le rectum, à environ 2–3 cm pour un chien de ce gabarit. Le geste doit être lent, sans brutalité, à un angle d’environ 45° par rapport à la queue, pour que la pointe touche bien la paroi rectale. Une fois le bip du thermomètre retenti, la valeur affichée donne une information précieuse : en dessous de 39,2 °C, on reste encore dans le haut de la normale chez un adulte ; au-dessus de 39,5 °C, la fièvre se confirme.

Les rottweilers sensibles ou anxieux peuvent vivre mal cette manipulation. D’où l’intérêt d’associer la prise de température à des récompenses gustatives, des caresses, une voix douce. Certains maîtres n’hésitent pas à demander au vétérinaire de leur montrer la bonne technique lors d’une consultation de routine, pour gagner en assurance et réduire le stress de l’animal à domicile.

Précautions et pièges à éviter lors de la prise de température 🌡

Quelques erreurs courantes faussent la lecture de la température corporelle chez le rottweiler. Prendre la mesure juste après une séance de jeu intense ou un retour de promenade en plein soleil peut afficher 39,5 °C sans qu’il y ait véritable fièvre. Ce chiffre reflète alors un simple échauffement transitoire. L’idéal est d’attendre 20 à 30 minutes de repos avant de mesurer.

Les thermomètres infrarouges frontaux, très populaires chez les humains, manquent souvent de précision sur la peau et le poil épais d’un chien. Ils donnent des résultats extrêmement variables d’une mesure à l’autre, surtout chez une race solide comme le rottweiler. Les thermomètres auriculaires, quant à eux, sont parfois intéressants, mais demandent un apprentissage et restent moins fiables qu’un rectal correctement réalisé.

Une autre erreur consiste à ne prendre la température qu’une seule fois. Or, un rottweiler stressé par la manipulation peut voir sa valeur monter légèrement. Mesurer deux ou trois fois à quelques heures d’intervalle permet d’apprécier une tendance : température stable, en hausse ou en baisse.

Pour compléter ce suivi, certains propriétaires tiennent un petit carnet de santé maison, où sont notés non seulement les chiffres, mais aussi les contextes : heure, comportement (présence de léthargie, perte d’appétit, frissons), prise de médicaments éventuelle. Cette approche structurée transforme une simple impression en véritable dossier utile pour le vétérinaire.

Une règle reste non négociable : ne jamais se lancer dans l’automédication avec des médicaments humains type paracétamol ou ibuprofène. Ces molécules peuvent provoquer des intoxications graves, avec aggravation de la fièvre, troubles digestifs sévères, voire atteintes du foie ou des reins. Le moindre doute quant à la cause de la fièvre doit mener au téléphone, pour demander avis à une clinique vétérinaire.

Maîtriser la prise de température, c’est offrir à son rottweiler un suivi précis, loin des approximations fondées sur une simple truffe plus chaude que d’habitude.

Principales causes de fièvre chez le rottweiler : infections, inflammations, parasites et facteurs hormonaux

Une fois la fièvre confirmée chez le rottweiler, une nouvelle question surgit : pourquoi la température corporelle s’est-elle emballée ? Derrière ce symptôme se cache toute une palette de causes possibles, depuis la simple infection bénigne jusqu’à la maladie systémique complexe. Chaque scénario raconte une histoire différente, mais tous exigent d’être pris au sérieux.

Les maladies infectieuses figurent au premier rang des suspects. Bactéries, virus et parasites trouvent dans l’organisme d’un grand chien un terrain propice, notamment si la vaccination ou la prévention parasitaire ne sont pas à jour. Les ressources dédiées aux rottweilers, comme les rappels sur les vaccins obligatoires en France, rappellent le rôle de la vaccination contre des maladies comme la maladie de Carré ou la leptospirose, toutes deux susceptibles de provoquer des fièvres sévères.

Les tiques représentent un autre danger silencieux, surtout pour un chien qui aime les promenades en forêt ou en campagne. Certaines d’entre elles transmettent des parasites sanguins capables de déclencher de la fièvre, une grande léthargie, une perte d’appétit marquée et parfois des urines foncées. L’extraction correcte de ces parasites est décrite dans des ressources pratiques comme ce guide détaillé pour enlever une tique chez le chien 🕷️. Négliger ces petites morsures revient parfois à fermer les yeux sur la future montée de température corporelle.

L’inflammation pure, sans agent infectieux, peut aussi créer de la fièvre. Une blessure profonde, une pancréatite liée à l’ingestion de repas très gras, une arthrite sur une articulation anciennement traumatisée chez un rottweiler sportif… autant de situations où le système immunitaire s’active intensément. De la même manière, certaines maladies auto-immunes attaquent les propres tissus du chien, générant une fièvre intermittente et déroutante.

Les facteurs hormonaux jouent un rôle particulier chez la femelle rottweiler. Pendant ses périodes de chaleurs, son organisme traverse de véritables montagnes russes hormonales. Le site spécialisé sur les chaleurs chez la chienne rottweiler rappelle que ces phases peuvent modifier son comportement, son appétit, et parfois masquer les premiers signes d’une infection utérine comme le pyomètre. Cette pathologie grave associe souvent fièvre, pertes vulvaires anormales, abattement profond et nécessite une chirurgie rapide.

Enfin, les tumeurs et certains cancers internes causent des fièvres persistantes, en particulier chez les rottweilers plus âgés. Une fièvre qui dure plusieurs jours, sans autre cause évidente, associée à un amaigrissement discret, à une baisse d’endurance ou à des ganglions augmentés en volume, mérite des explorations plus poussées (prise de sang, échographie, radiographie).

Rôle de la prévention : vaccins, hygiène et environnement du rottweiler 🛡

Si la fièvre demeure un symptôme qu’on ne peut pas toujours empêcher, réduire le risque de ses causes se révèle possible. Les programmes de vaccination adaptés à la race et au mode de vie, détaillés dans des ressources comme la page consacrée à la vaccination du chien rottweiler, limitent l’exposition à certaines maladies redoutables. Des rappels réguliers préservent la capacité du système immunitaire à réagir efficacement, sans laisser la fièvre atteindre des sommets trop dangereux.

L’hygiène de vie quotidienne joue aussi un rôle majeur : alimentation équilibrée, contrôle du poids pour ménager les articulations, prévention du stress, gestion de la chaleur en été. Un rottweiler enfermé longtemps dans un espace mal ventilé en plein été cumule le risque de coup de chaleur et celui de fatigue générale, ouvrant la porte à d’autres affections.

La surveillance du pelage et de la peau, la détection rapide des plaies, des abcès dentaires, des otites ou des irritations cutanées évitent que de petites inflammations locales ne dégénèrent en fièvre généralisée. Chaque séance de caresses devient l’occasion de vérifier l’absence de zones douloureuses ou chaudes au toucher.

Au final, comprendre la mosaïque de causes possibles de la fièvre chez le rottweiler permet de réagir non seulement au symptôme, mais de s’attaquer à la racine du problème, avec l’aide du vétérinaire.

Réagir face à la fièvre d’un rottweiler : gestes utiles, erreurs à éviter et situations d’urgence

Quand la température corporelle d’un rottweiler grimpe et que les signes de malaise s’installent, chaque décision compte. L’objectif n’est pas de jouer au docteur improvisé, mais de soutenir le chien tout en préparant une éventuelle consultation chez le vétérinaire. La nuance est subtile : on peut aider à le soulager, jamais le traiter au hasard.

La première étape consiste à confirmer la fièvre par une mesure correcte, puis à installer le rottweiler dans un endroit calme, à l’écart du bruit et des enfants. On lui propose de l’eau fraîche à disposition, sans le forcer à boire, pour limiter le risque de déshydratation lié à la fièvre, aux frissons et parfois à une perte d’appétit marquée. Un sol frais ou un tapis respirant peut l’aider à trouver une position confortable.

Si la température dépasse 39,5 °C mais reste en dessous de 40 °C, certains maîtres utilisent des compresses légèrement humides (non glacées) posées sur le ventre, l’aine et les aisselles, zones où le poil est plus fin. Ce rafraîchissement doux soutient le corps sans brusquer sa régulation interne. Inversement, immerger un rottweiler fiévreux dans de l’eau glacée, ou le placer directement sous un ventilateur puissant, peut déclencher un stress intense et un choc thermique, aggravant le problème au lieu de l’atténuer.

L’erreur la plus dangereuse reste l’administration de médicaments humains. Le paracétamol, l’ibuprofène et certains anti-inflammatoires sont parfois donnés “au feeling”, avec de bonnes intentions mais des conséquences dramatiques : intoxications, vomissements, hémorragies digestives, voire insuffisance rénale aiguë. Les protocoles vétérinaires reposent sur des molécules adaptées au chien, à des doses calculées en fonction du poids et de l’état général.

Quand la fièvre devient une urgence vétérinaire ⚠️

Certaines situations exigent de laisser de côté toute hésitation pour foncer vers une clinique. La fièvre elle-même devient un critère d’urgence au-delà de 40 °C, surtout si elle s’accompagne de léthargie profonde, de refus total de boire, de vomissements répétés ou de diarrhées sanglantes. Un rottweiler qui peine à tenir debout, qui gémit, qui respire très rapidement ou qui présente des convulsions se trouve dans une situation critique.

Les chiots et les chiens très âgés, ou atteints de maladies chroniques (insuffisance cardiaque, rénale, diabète), doivent être vus rapidement dès que la température corporelle dépasse la norme, même de peu. Leur marge de manœuvre physiologique est plus faible, et une fièvre modérée peut les déstabiliser gravement.

La description précise des signes observés – perte d’appétit, comportement inhabituel, apparition de frissons, fréquence des vomissements, aspect des selles, rythme respiratoire – aide le vétérinaire à prioriser la prise en charge. Une fois sur place, le professionnel dispose d’outils (prise de sang, analyse d’urine, imagerie) pour remonter à la cause et pas seulement calmer la fièvre. Des perfusions, des antibiotiques ciblés, des anti-inflammatoires adaptés ou une chirurgie peuvent être mis en œuvre, selon le diagnostic.

La fièvre du rottweiler se révèle alors pour ce qu’elle est : un signal précoce et précieux, qui donne l’occasion d’agir avant que la situation ne déborde. Savoir la reconnaître, la mesurer et réagir sans précipitation, c’est offrir à ce compagnon puissant la protection qu’il mérite au quotidien.

À partir de quelle température un rottweiler a-t-il de la fièvre ?

Chez le chien adulte, dont le rottweiler, la température normale tourne autour de 38 à 39,2 °C. On considère qu’il a de la fièvre lorsque la température rectale dépasse environ 39,5 °C. Au-delà de 40 °C, la situation devient préoccupante et nécessite une consultation vétérinaire rapide, surtout si s’ajoutent léthargie, perte d’appétit, vomissements ou frissons marqués.

Comment faire la différence entre un coup de chaleur et une fièvre chez mon rottweiler ?

Le coup de chaleur survient après une exposition à une forte chaleur ou un effort intense : le chien halète très fort, cherche désespérément le frais, peut tituber et sa température dépasse souvent 40–41 °C. La fièvre, elle, apparaît même au repos, souvent avec frissons, léthargie, perte d’appétit et muqueuses rouges. Dans les deux cas, la mesure de la température et l’avis du vétérinaire sont indispensables.

Puis-je donner du paracétamol à un rottweiler fiévreux ?

Non. Le paracétamol, comme l’ibuprofène et d’autres médicaments destinés aux humains, peut être toxique pour le chien, même à faible dose. Vomissements, troubles hépatiques ou rénaux et aggravation de l’état général peuvent en résulter. Seul le vétérinaire peut prescrire un traitement adapté pour faire baisser la fièvre en toute sécurité.

La vaccination peut-elle provoquer une fièvre légère chez le rottweiler ?

Oui, une légère fièvre dans les 24 heures suivant une vaccination est une réaction possible du système immunitaire. Elle s’accompagne parfois de fatigue passagère et de petit manque d’entrain. Tant que le chien reste globalement en forme, mange un peu et que la température redescend rapidement, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Si la fièvre persiste, augmente ou s’accompagne de signes inquiétants, il faut consulter.

Quels réflexes adopter à la maison si mon rottweiler a de la fièvre ?

Mesurez sa température avec un thermomètre rectal, installez-le dans un endroit calme et frais, proposez de l’eau régulièrement sans le forcer, observez l’évolution de son état et notez les signes associés (léthargie, perte d’appétit, vomissements). Ne donnez aucun médicament humain. Si la température dépasse 39,5–40 °C, si le chien semble très abattu ou présente des symptômes digestifs ou respiratoires marqués, contactez sans attendre votre vétérinaire.

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